Lassitude

Lassitude, lassitude : dans tes bras plus d’envie
Las, je me sens las : aucun goût, aucune vie
Voici ma certitude : tout est flou, tout est fade
Néant, guide les pas de ma lente balade

Jadis j’étais vivant, je poursuivais des rêves
S’écoule un peu de temps, un rien me les enlève
J’entends souffler le vent, les feuilles qu’il égraine
Un fleuve, quelque courant tout doucement m’entraîne

Je suis là et j’attends que l’ennui se souvienne
Que depuis trop longtemps ses chaînes me retiennent
Un grand vide oppressant sur mon cœur se déchaîne
C’est là que ta quiétude lentement m’amène

Lassitude, lassitude : ton étreinte est solide
Seul, je me débats : ma résistance est timide
Pardonne mon attitude car je te dois la vie
Et je n’ai pour toi que rejet, que mépris

Jadis j’étais heureux, entouré de comparses
Un jour tu m’as saisi, tu m’as dis : ils m’agacent !
Tu m’as ouvert les yeux : l’amitié, quelle farce !
Plus tard ils sont partis, m’ont laissé trop de place

Entre la solitude : ta complice est mon guide
Sangsue qui me consume, plaisir au goût sordide
Rien ici, rien ailleurs : qu’espérer de meilleur ?
Tu enivres mon cœur d’insipides douceurs.

Publié dans : ||le 2 juin, 2009 |Pas de Commentaires »

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