Une âme se vide

A La fois puissant et fragile
Comme un géant aux pieds d’argile
Doux et tendre, grand et solide
Un cœur à prendre, une âme se vide

Regard avide, approche nubile
Victime timide, meurtre facile
Hurle l’appel d’une longue solitude
Douleur appelle sadique servitude

Comme un serpent il infiltre l’esprit
Tel un amant qui séjourne dans mon lit
Me hante le jour, m’observe la nuit
Non par amour, mais pour m’ôter la vie

Douce agonie d’être prise dans tes vices
Longue perfidie de subir tes sévices
Quand je me meurs, je ne pense plus à moi
Prends donc mon cœur ! Il ne me sert à rien
Nourris ma peur, vole mon éclat !
Quelle belle erreur : avoir cru au bien…

S’il se peut que j’y aspire, que mon âme le guette
Le bonheur à vrai dire n’est bon que si on l’regrette
A quoi bon en finir si dans ce doux malheur
Je peux me punir d’avoir subi tant d’horreurs

Le viol, l’humiliation : mon espérance est perverse
C’est dans ce trou sans fond que mon âme se déverse.

Publié dans : ||le 2 juin, 2009 |Pas de Commentaires »

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